Les Pensées de Pascal

"Ferox gens nullam esse vitam sine armis rati,
Ils aiment mieux la mort que la paix, les autres aiment mieux la mort que la guerre. Toute opinion peut être préférable à la vie, dont l'amour paraît si fort et si naturel. »
Vanité, (Fragment 63, Sellier)

 

 

Augustin Pajou (1730-1809)
Pascal : projet pour la série des « Grands hommes de la France »
1779, terre cuite
Inv. 992.5.1
Collection MARQ Clermont-Ferrand


Dans le cadre de la commande publique des Grands hommes de la France impulsée par le comte d’Angiviller (1730-1809), directeur général des Bâtiments du Roi sous Louis XVI, Augustin Pajou choisit de mettre à l'honneur le génie littéraire et artistique de Pascal. Avant d’exposer un modèle en plâtre au Salon de 1781, puis un marbre grandeur nature en 1785, le sculpteur réalise cette première esquisse qui comporte quelques variantes avec la version définitive. Pour rendre hommage à Pascal, Augustin Pajou le représente en mathématicien assis sur un fauteuil, réfléchissant à la solution d’un problème. D’une main, il tient une tablette sur laquelle est inscrite une fraction surmontant le diagramme d’une cycloïde. A ses pieds, un exemplaire ouvert des Provinciales repose sur une machine arithmétique tandis que des feuilles éparses évoquent la rédaction des Pensées.

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